IAI - Alliance Internationale des Habitants      
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Appel à la solidarité internationale : éliminer la dette pour loger les pauvres du monde

En vue du G8 sur la dette (Édimbourg, juillet 2005) les associations d'habitants et les mouvements sociaux urbains, les ong, les volontaires, les mouvements anti-dette, les organismes locaux du monde affirment : ça suffit!

La dette est illégitime, injuste et pas payable!
Les gouvernements ont par contre l'obligation de payer la dette sociale!
Il est possible de loger les pauvres du monde!


Signez l'appel!

Un milliard de personnes sont mal logées ou sont sans abris à cause des grands investissements du capital financier et immobilier, des discriminations sociales, économiques et raciales, des guerres et des désastres naturels. Ce nombre au lieu de baisser de 100 millions d'ici le 2015 comme prévu par l'objectif n. 7 des Millennium Development Goals (MDG), augmentera de 700 millions d'ici le 2020 à cause des règles néolibérales édictées par le FMI et la Banque Mondiale qui imposent des coupes sur les secteurs sociaux quand ils ne sont pas privatisés. En effet, souvent les expulsions sont motivées par les grands investissements des pays riches, du FMI, de la Banque Mondiale pour la construction de routes, de chemins de fer, de services, d'ouvrages touristiques, de centres commerciaux. etc. Rarement il s'agit de nécessités primaires des populations locales, ce sont plutôt des moyens qui s'inscrivent dans les politiques de payement de la dette extérieure. Et, souvent, les gouvernements des pays pauvres refusent les propositions des associations d'habitants pour des politiques d'habitat et urbaines respectueuses des droits parce qu'ils allouent les ressources du pays au payement de la dette extérieure qui est estimée, actuellement à 2.597 milliards USD dont 523 milliards concernant les pays les plus pauvres.

Pour améliorer les conditions d'habitation de 100 millions de personnes des bidonvilles il faut quelques 92,4 milliards USD, à-peu-près l 3,5% de la dette, alors que pour loger un milliard de sans-abri et mal logés il suffit environ 924 milliards USD, soit 35% de la dette totale.

Donc nous soutenons les batailles de la Campagne Expulsions zéro et nous demandons avec force :

Aux pays riches, FMI, Banque Mondiale:
  • Effacer tout de suite la dette et reporter rapidement l'aide publique à la coopération au développement au 0,7% du PIB, pour permettre aux pays pauvres de respecter le Pacte International sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels (PIDESC) en commençant par les MDG, en particulier de l'Objectif n.7, cible 11.
  • Bloquer quelconque investissement dans les pays pauvres si leurs effets violent le PIDESC, en particulier s'ils violent le droit au logement établi par l'art. 11.


Aux pays pauvres et aux pouvoirs locaux :
  • Canaliser les ressources libérées du payement de la dette et de l'aide au développement dans des Fonds Populaires contrôlés par toutes les parties intéressées, habitants et société civile organisée compris, avec des mécanismes clairs pour en garantir la transparence.
  • Destiner prioritairement ces ressources-là aux Fonds Populaires pour la Terre et le Logement au soutien de politiques d'habitation et sociales publiques pour tout de suite améliorer les conditions d'habitation de 100 millions de personnes des bidonvilles
  • Orienter ces fonds aussi pour permettre aux habitants des bidonvilles l'accès aux services sociaux de base (eau, électricité, santé, éducation etc.)
  • Respecter les obligations du PIDESC en bloquant prioritairement toutes les démolitions et les expulsions forcées, en développant des politiques d'habitat et urbaines qui respectent le droit au logement et le droit à la ville pour toutes les personnes (sécurité du logement, aménagement et réhabilitation urbanistique participée, accès aux services publics de baser etc.).


À UN - Habitat :
  • Établir une instance de concertation entre les gouvernements des pays pauvres et ceux des pays riches, les représentants reconnus des bidonvilles, les réseaux internationaux, les ong et les pouvoirs locaux, pour favoriser la sécurité du logement, la constitution des Fonds Populaires pour la Terre et le Logement, la réforme et la redistribution de la terre et l'accès aux services publics de base.


Si vous voulez savoir qui a signé l'appel, cliquez ici